Quand la famille se mobilise pour aider un proche

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« Il n’est pas rare que la dynamique d’une famille change lorsqu’un de ses membres tombe malade ou est aux prises avec un grave problème de santé », affirme le Dr Michael Gordon. Grâce à son expérience en gériatrie et en soins palliatifs, il en connaît beaucoup sur la façon dont les membres d’une famille peuvent collaborer pour réunir le courage, l’espoir et le soutien requis dans les moments les plus difficiles. Il nous fait part ici de ses connaissances et de son expérience.

« Lorsqu’un proche est malade, on doit reporter toute notre attention sur lui », déclare le Dr Michael Gordon, directeur du programme médical de soins palliatifs du Baycrest Geriatric Centre de Toronto et coauteur de Parenting Your Parents. « Lorsque tous les membres de la famille collaborent et font front commun, le patient et sa famille en profitent. »

Si votre famille fait face à une crise de santé, suivez les conseils fournis par le docteur Gordon pour améliorer le sort de toutes les personnes concernées et, surtout, de la personne malade.

  • Soyez ouverts. Tenez des conseils de famille et trouvez un moyen réaliste et satisfaisant d’offrir des soins de soutien. « Sans porter de jugements, discutez de la façon dont vous pourriez collaborer pour fournir les soins, l’amour et le soutien requis, suggère le docteur Gordon. Permettez à tous les membres de la famille de participer aux soins comme ils le veulent et aussi souvent qu’ils le désirent. »
  • Soyez francs les uns avec les autres et avec votre proche qui est malade. Ne tombez pas dans le piège de ce que le docteur Gordon appelle « la conspiration du silence ». Si une personne gravement malade veut connaître son état de santé, soyez franc avec elle.
    « Souvent, cette personne a plus peur de l’inconnu que de son état particulier, précise-t-il. La vérité n’anéantit pas nécessairement l’espoir. Au contraire, je constate souvent du soulagement dans les yeux du patient qui apprend de quoi il souffre, parce qu’il sait au moins à quoi s’attendre. »
  • Permettez à la personne malade de savourer des plaisirs simples. Il est facile d’empêcher une personne que vous aimez de faire quelque chose qu’elle veut lorsqu’elle est gravement malade. Quand on a affaire à un adulte, cette attitude a pour effet de le couper de la vie qu’il veut mener. « Lorsqu’un adulte est gravement malade, les membres de sa famille ont tendance à le surprotéger à un point tel qu’il n’a plus son mot à dire dans des aspects très importants de sa propre vie, explique le docteur Gordon. Or, il ne faut jamais oublier de le laisser jouir des petits plaisirs qui donnent un sens à sa vie. En cas de doute, consultez son médecin ou son principal fournisseur de soins de santé. »
  • Prêtez l’oreille, même lorsque c’est difficile. Il n’est pas facile parfois d’écouter quelqu’un qu’on aime exprimer ses peurs, son découragement et sa colère par rapport à sa maladie — surtout si c’est une personne que vous avez toujours considérée comme forte et indépendante. Mais il est important de le faire. « Ne changez pas de sujet ou ne rejetez pas du revers de la main les commentaires d’un malade qui exprime ses incertitudes quant à sa santé, poursuit le docteur Gordon. En faisant preuve d’empathie et de compassion, vous l’aiderez à apaiser ses peurs et à réduire son stress. »
  • Travaillez de concert avec les professionnels de la santé. Au besoin, confiez à un ou deux membres de la famille le rôle de contact principal. Dans certains cas, les membres de la famille constituent la seule source d’information vitale du médecin et sont souvent le prolongement de l’équipe soignante.
  • Assurez-vous que votre proche n’est pas coupé du monde. « Les gens gravement malades, surtout ceux qui ont quitté leur foyer, peuvent se sentir délaissés, indique le docteur Gordon. Les membres de la famille devraient les tenir informés des réunions et des activités de famille, ainsi que des succès remportés par certains membres. Même s’ils ne participent pas à ces activités, les personnes malades se considèrent encore comme faisant partie de la famille et comme un membre de leur monde personnel et externe. »
  • Offrez du réconfort. « Même si vous n’êtes pas sûr vous-même de ce qui va se passer, faites savoir au patient que toute la famille est là pour le soutenir tant sur le plan physique qu’émotionnel, conseille le docteur Gordon. Dites-lui que vous prendrez soin de lui et que l’équipe soignante met tout en œuvre pour assurer son bien-être. »
  • Sachez que les limites physiques ne sont que physiques. Lorsqu’une personne décline sur le plan physique, on a tendance à la traiter différemment sur les plans émotionnel et intellectuel. Ne vous faites pas prendre à ce piège. « Ce n’est pas parce qu’une personne est confinée au lit qu’elle perd sa valeur intrinsèque. Elle mérite encore tout le respect et toute l’attention qu’on lui manifestait avant qu’elle tombe malade », précise le docteur Gordon.

 

Références
  • Entrevue, Dr Michael Gordon
  • Bart J. Mindszenthy et Dr Michael Gordon, Parenting Your Parents, site web

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